Monitoring des enfants diabétiques

L’Association FRADMI est entrain de faire le monitoring des enfants diabétiques dans certaines provinces du pays :Muranvya,Mwaro,kayanza,karusi kirundo et makamba

Advertisements

Dépistage du diabète de type 1

Dépistage du diabète de type 1(tueur silencieux)

J’ai été beaucoup bouleversé par les résultats de lon diabete de type 1.Mais j’ai décidé de ne pas oublier, de lutter mais surtout de continuer à vivre. Car s’arrêter de m’injecter la dose d’insuline régulièrement matin et soir pour équilibrer ma glycémie serait avouer la victoire de ce tueur silencieux (diabète).
Je ne suis pas journaliste ou politicien pour raconter les défis du diabète.
Je n’y étais même pas. Alors j’ai décidé de laisser paraître mon billet, que tu sois d’accord ou non, j’espère que tu comprendras…

En tant que personne en léger surpoids en “temps normal” et ayant des antécédents familiaux de diabète, autant vous dire que je suis sous haute surveillance pour  ce fléau de diabète. J’ai le droit à ma prise de sang à jeun, ainsi qu’un petit prélèvement urinaire tous les jours matin et soir afin de surveiller le taux de glycémie.

Pour l’instant, j’ai  réussi à passer entre les mailles du filet en respectant quelques conseils donnés par mon endocrinologue :

-Respecter un jeûne de minimum 12 heures entre le dîner et la prise de sang
-Ne pas manger trop sucré et trop lourd pendant le dîner en question.

Ça peut sembler évident au premier abord, mais ce sont des informations que je n’avais pas eu avant. 
C’est d’ailleurs sûrement pour ça qu’un diabète de type 1 avait été détecté très tôt quand j’avais 4 ans  et j’étais mécontent de ce point.

Mais cette fois, comme je l’ai dit, je suis passée entre les mailles du filet. Bien que mes taux de glycémie à jeun étaient un peu élevés. C’est donc avec appréhension et sans trop d’espoir que j’ai eu droit au test de l’OMS.

Alors qu’est ce que c’est exactement ? Et en quoi ça consiste ?

Il faut savoir que ce test a plusieurs noms, mais qu’il ne s’agit pas tout à fait des mêmes modalités.

Test d’O’Sullivan : il ne nécessite pas d’être à jeun et ne demande qu’une seule prise de sang. Ce test ne se fait d’allers plus car il est considéré comme peu précis puisqu’il provoquait de faux positifs.Test OMS ou HGPO 75 : cela signifie “hyperglycémie provoquée par voie orale”. Ce test permet de relever la glycémie à jeun, puis à 1 heure et 2 heures d’intervalle après avoir avalé une bonne dose de sucre (75 g) diluée dans un peu d’eau. Voilà maintenant les 3 valeurs seuils à ne pas dépasser à chaque prélèvement : à jeun, 0,92 g/l ; à 1 heure, 1,8 g/l ; à 2 heures, 1,53 g/l.

Toutes celles qui l’ont déjà passé te diront que c’est simplement “dégueulasse“.

Pour ma part, je n’irai pas jusque là. J’ai trouvé l’absorption en elle-même assez aisée. Le goût du sucre reste le goût du sucre. Cela m’a rappelé lorsque je croquais 2 ou 3 morceaux de sucre quand j’étais petit au moment du café dans les repas de famille. Non, le pire est cette sensation qui vient après, entre nausée et brûlure d’estomac. Rien qui nous force à nous tordre mais c’est juste très désagréable. De mon côté, une fois mon estomac rempli au retour à la maison, cette sensation a très vite été oubliée…

J’ai eu les résultats du test rapidement, aux alentours de 17 heures le jour-même. Et là, à ma grande surprise, toutes mes valeurs étaient en-dessous des seuils!… Eh oui, l’impasse sur les sucreries, ça, pas de problème ; mais limiter les féculents (pommes de terre comprises) devient compliqué, à mon sens,  J’étais donc sauvé !

Ma glycémie reste souvent très élévée,je n’élimine donc pas très bien. Sans voir de diabétologue et me piquer de l’insuline 4 fois par jour, je dois reprendre l’usage de mon lecteur glycémique une fois de temps en temps, et surtout faire un peu d’ attention à mon alimentation. 
Je pense donc que je pourrai survivre. Il en va de ma santé et de celle de ma fiancée.

Pénurie des insulines au Burundi

BONESHA AMAKURU

SANTE – Vendredi 12 Fév 2016

Mwaro : 3 diabétiques morts suite au manque d’insuline

3 diabétiques sont morts dans la province de Mwaro suite au manque d’insuline qui se fait sentir dans cette province depuis deux semaines. La Fraternité Burundaise des Diabétiques pour la lutte contre la Mort liée au manque d’Insuline FRADMI se dit très inquiet de cette pénurie.

Hicintuka Jacques président de cette association dit craindre d’autres décès dans différentes provinces suite à cette pénurie d’insuline. A Kayanza, Makamba et Karusi cette pénurie vient aussi de faire 2 semaines. Dans d’autres provinces, le prix de l’insuline a haussé, c’est le cas de Kirundo ou le prix d’une dose administré à chaque malade pendant 2 semaines est passé de 16.800Fbu à 28.000Fbu depuis ce lundi 8 février.

Dans la mairie de Bujumbura la même dose est passée de 16.000 à 20.000 comme le précise le président de la FRADMI.
Certains malades des provinces ou il y a cette pénurie s’approvisionnent à partir de Bujumbura pour ceux qui ont les moyens ou des parentés pouvant les y aider, pour les autres ils ont arrêté à s’injecter de ce médicament depuis la pénurie.

« A Kirundo, un de nos membres est hospitalisé depuis une semaine parce qu’il ne parvenait plus à acheter ce médicament. Maintenant il reçoit des doses d’insuline d’urgence qui sont disponibles aux hôpitaux » témoigne Pascal Hicintuka. Mais la crainte est de savoir jusque quand ces doses d’urgence seront disponibles.

Le nombre de malades déjà comptabilisés par cette fraternité sont 350 enfants et 650 adultes sur le territoire national.
Le rapport de l’année 2015 de la FRADMI fait état de 12 enfants et 22 adultes décédés durant cette année suite principalement au manque de moyens pour se procurer de l’insuline.